Constellation d'Éridan - Eridanus - (Eridani - Eri)

Constellation d'Éridan - Eridanus - (Eridani - Eri)

Constellation d'Éridan - Eridanus - (Eridani - Eri)
Avec ses objets célestes remarquables - Version complète
Auteur : Aly ABBARA
MAJ : 8 Janvier, 2026

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  • La constellation d'Éridan - Eridanus - (Eridani - Eri) :

    Une immense constellation (6e/88 constellations en taille, soit 1137,9 deg²) de la Voûte céleste. Un astérisme non zodiacal austral (environ 0° au -58°) ; bien visible partiellement dans le nord de la Voûte céleste (près de la ligne de l'altitude 0°) et au sud (jusqu'à la ligne d'altitude -58°), Sa visibilité est optimale durant les mois (d'octobre-décembre).

    Les dix constellations voisines sont (dans le sens de rotation des aiguilles de montre) : le Taureau, la Baleine, le Fourneau, le Phénix, le Toucan, l'Hydre mâle, l'Horloge, le Burin, le Lièvre et Orion.

    La constellation d'Éridan se compose de 194 étoiles visibles à l’œil nu. Elle forme une figure sinueuse (comme un fleuve) commençant à proximité et à l'ouest de l'étoile (bêta Orion) et finissant au Sud de la Voûte céleste à l'Est de la constellation du Phénix et au Nord de la constellation de l'Hydre mâle. Son étoile la plus australe (Achernar = alpha Eri) se site sur la même altitude (-58) de l'étoile très brillante (alpha Car = Canopus) de la constellation de la Carène.

    La constellation a été identifiée dès l'antiquité grecque (Ptolémée).

  • La constellation d'Eridan est très longue, elle représente dans la mythologie grecque le fleuve Eridan qui prend sa source à proximité de l'étoileOri - Rigel ou pied gauche d'Orion), ensuite, il se dirige vers l'ouest avant plonger vers le sud avec une inclinaison de 58° et en suivant un itinéraire tortueux pour atteindre son embouchure, l'étoile Achernar (α Eri), au Pôle sud céleste.

    Elle visible durant l'hiver, mais en France, elle n’apparaît pas entièrement parce qu'une partie de cette constellation reste au-dessous de l'horizon.

    La constellation d'Eridan est appelée en arabe (al-Nahr ou Elnahar) (النَهر = le Fleuve).

  • Les objets célestes les plus remarquables de la constellation d'Eridan sont :

    • α Eri (alpha Eridani ou Achernar) : elle se trouve à l'embouchure du fleuve céleste (à l’extrémité sud de la constellation) (invisible en France). A 142 a.l. de la Terre ; c'est une étoile géante bleutée chaude de magnitude de 0,5 ; de luminosité 330 (650) fois de celle du Soleil et de classe spectrale est B 15.

      Le nom de cette étoile (Achernar) vient de l'arabe (Akhir al-Nahr = آخِرُ النَّهْر = la "Fin du fleuve").

    • β Eri (bêta Eridani - Cursa) : elle se situe à proximité de l'étoile Ori - Rigel ou pied gauche d'Orion) de la constellation d'Orion. A 91 a.l. de la Terre ; de magnitude de (2,8) ; de luminosité 76 fois de celle du Soleil et de classe spectrale A 3.

      βλψ Eri et (τ Ori) : ce groupe appartenait autrefois à la constellation d'Orion et forme le "Trône d'Orion" ou (Cursa) de l'arabe "Kursi al-Jawza' " (كُرْسي الجَوْزاء).

    • γ Eri (gamma Eridani - Zaurac) : à 400 a.l. de la Terre ; de magnitude de (3,2) ; de luminosité 100 fois de celle du Soleil et de classe spectrale MO.
      Le nom "Zaurac" est d'origine arabe, il signifie (une Barque = Zawraq = زَوْرَق).

    • ε Eri (epsilon Eridani) : une étoile distante de 10,5 al de la terre ; de magnitude 3,7 ; elle ressemble au Soleil (version réduite) ; elle possède une planète en orbite autour d'elle, mais aucun signal de vie n'a été détecté dans ses environs.

    • o Eri (omicron Eridani - Beid et Keid) : un système de trois étoiles distant de 16,3 al ; il s'agit d'une naine orange de magnitude 4 (Omicron 1), une naine blanche de magnitude 9 (la naine blanche la plus brillante du ciel) et une naine rouge de magnitude 11,1. Les deux dernières naines forment une étoile double (Omicron 2).

      Le nom Beid (pour Omicron 1) vient de l'arabe et signifie les "Œufs" (al-Baydd - البَيْض).
      Le nom Keid (pour Omicron 2) vient également de l'arabe, il signifie les "Coquilles d’œufs" (al-Qaydd - القَيْض).

    • δ Eri (delta Eridani - Ran - Rana) : de magnitude 3,5.
      Les Arabes appellent cette étoile (al-Difda' al-Thani = الضِفْدَعُ الثاني = la Deuxième Grenouille) sachant que la "Première Grenouille" est (alpha PsA) dans le Poisson austral.

    • η Eri (éta Eridani - Azha) : de magnitude 3,9.
      Les Arabes appellent cette étoile (Udhï al-Na'am = أُدْحِيُ النَعام = le nid d'Autruche).

    • θ Eri (thêta Eridani - Acamar - Acarnar - aher annahr) : de magnitude 3,4 et 4,4.
      Le nom de cette étoile est une translittération-déformation du nom arabe (âkhir al-Nahr =آخِرُ النَهْر = la Fin du Fleuve).

    • NGC 1535 : une nébuleuse planétaire de magnitude de 9,3, à 2200 al de la terre, avec une étoile centrale de 11,8 de magnitude et un diamètre de 13 300 UA (environ 20 secondes d'arc).

    • NGC 1300 : galaxie spirale à spirales de magnitude de 10.

  • Mythologie :

    • Dans la mythologie grecque :

      • Phaéton, le fils de Hélios (le Soleil ou Apollon), prend le Char solaire de son père pour parcourir la Voûte céleste, mais au cours de son excursion, par manque d'expérience, il perdit son contrôle, et sema le désordre dans le ciel, alors Zeus mécontent, il arrêta sa course folle en le foudroyant et jetant dans le fleuve Eridan (le fleuve du monde infernal).

      • Le fleuve céleste Eridanus a été, dans certaines traditions, assimilé au Nil (النيل), à l'Euphrate (الفُرات) ou au (le plus important fleuve en Italie).
 

  • Pour faciliter la lecture de cet article, consulter l'Alphabet grec
  • Références :
    • Le grand guide de l'Astronomie. Glénant - Liberia Geografica. 2020.
    • Govert Schilling. Constellations. L'histoire de l'espace à travers les 88 motifs étoilés connus du ciel nocturne. Éditions Place des Victoires. 2019.
    • David H. Levy, Hubert Reeves. Guide pratique de l'astronomie. Sélection Reader's Digest. 2013
    • Ahmed Djebbar, Cécile de Hosson, David Jasmin. Les découvertes en pays d'Islam. Le Pommier. 2009.
    • Roland Lafitte. Héritages arabes - Des noms arabes pour les étoiles. Les Geuthner - Les Cahiers de l'Orient. 2005.
    • Robert Dinwiddie, Will Gater, Giles Sparrow, Carole Stott. Taduction d'Erick Seinaandre. Les guides nature Larousse - Étoiles et planètes. Larousse pratique.
    • Donald H. Menzel, Jay M. Pasachoff. Guides des Etoiles et Planètes. Delachaux et Niestlé. 1989.
    • Atlas d'astronomie. Perrin 1989.
 
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