Description des mutilations sexuelles féminines (MSF)
Female genital mutilation (FGM)

  Auteur : Dr Aly Abbara

Type de la mutilation de la vulve
Description et commentaires
  • Excision
  • Terme général englobant les mutilations vulvaires suivantes  : circoncision féminine sunnite, clitoridectomie simple et élargie
  • Les exciseuses (ou les forgeronnes) : ce sont les femmes qui effectuent ces mutilations sexuelles sur les filles, les adolescentes et les jeunes femmes, bien sûr sans aucune qualification médicale.
  • Circoncision féminine (dite sunnite ou à minima)
  • Uniquement l'ablation du prépuce clitoridien tout en conservant le clitoris.
  • La circoncision féminine sunnite ne perturbe pas la fonction sexuelle et reproductive de la femme, mais en raison de l'âge très bas des fillette qui subissent cette mutilation, les lésions de clitoris sont difficilement évitables.
  • Nymphotomie
  • Incision des petites lèvres (les nymphes)
  • On peut ajouter à cette catégorie l'étirement des lèvres et la cautérisation par brûlure.
  • Nymphectomie partielle ou totale
  • Clitoridotomie
  • Incision de clitoris
  • On peut ajouter à cette catégorie :
    • les piqûres, les perforations  et l'étirement du clitoris et/ou des lèvres ; 
    • la cautérisation par brûlure du clitoris et du tissu avoisinant; 
  • Clitoridectomie simple
  • Amputation partielle ou totale du clitoris.
  • N’empêche pas les relations sexuelles ni l’accouchement.
  • Clitoridectomie élargie
  • La clitoridectomie est accompagnée d’une excision partielle ou totale des petites lèvres.
  • N’empêche pas les relations sexuelles ni l’accouchement.
  • Infibulation (de fibule) partielle
  • Association de : 
    • clitoridectomie ; 
    • excision des petites lèvres ;
    • infibulation limitée aux 2/3 supérieurs des grandes lèvres.
  • Nécessite une désinfibulation  pour l’accouchement
  • **Infibulation large appelée aussi l'infibulation pharaonique (ou soudanaise)
  • Association de :
    • clitoridectomie ; 
    • ablation des petites lèvres ; 
    • incision presque totale des grandes lèvres, puis leur suture l’une à l’autre, couvrant l’urètre et l’entrée du vagin et ne laissant qu’un minime pertuis très postérieur pour le passage de l’urine et des règles.

  • L'infibulation nécessite une désinfibulation avant tout rapport sexuel

  • La désinfibulation consiste à sectionner la cloison (formée par l'accolement des grandes lèvres sur la ligne médiane) pour permettre l'accès à l'orifice externe du vagin et par conséquence pour permettre la pratique des rapports sexuels vaginaux et l'accouchement.
    La désinfibulation permet aussi de libérer le méat urinaire et retrouver une miction urinaire normale.
  • Cette désinfibulation doit être réaliser par un chirurgien, mais dans certains pays, ce sont les exciseuses qui effectuent l'infibulation puis elles réalisent plus tard la désinfibulation dans des conditions atroces, avec les risques de l'hémorragie sévère et de l'infection.
  • Suite à la désinfibulation, il est habituelle de demander au couple d'avoir des relations sexuelles fréquentes pour éviter l'accolement et ré-infibulation secondaire.
  • Ré-infibulation
  • Nouvelle suture des grandes lèvres après séparation du conjoint (par décès, divorce...) ou dans certains cas après l'accouchement  sous le prétexte que les relations sexuelles sont plus agréables pour l’homme si ces femmes ont été «opérées», et qu’il n’est pas concevable d’avoir « la vulve exposée ».
  • Introcision
  • Consiste à élargir l'entrée du vagin par une ou plusieurs incisions de l'hymen et l'orifice vaginal, mais parfois ces incisions dépassent ces limites pour atteindre la vulve voire le périnée.
  • Les victimes sont souvent des filles-femmes qui ne peuvent pas être pénétrées par leurs maris adultes sans cette mutilation.
  • Angurya cuts 
  • Grattage de l'orifice vaginal 
  • Gishiri cuts
  • Introduction de substances corrosives ou de plantes dans le vagin.
  • Pour  provoquer des saignements ou pour resserrer ou rétrécir le vagin 
  • Les mutilations sexuelles féminines (MSF), recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou la lésion des organes génitaux féminins pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses ou pour toute autre raison non thérapeutique.
  • Les pratiques qui visent à allonger le clitoris et les petites lèvres dans le but d'accentuer le plaisir sexuel sont considérées comme des mutilations sexuelles par l'O.M.S.

Consulter les différents articles de la convention Internationale des Droits de l'enfant
Accords internationaux pour lutter contre les pratiques des mutilations sexuelles féminines
La forme la plus courante de mutilation sexuelle féminine est l'excision du clitoris et des petites lèvres, pratiquée dans presque tous les cas (jusqu'à 80 %) ; la forme la plus extrême est l'infibulation, pratiquée dans 15 % environ des cas.

  Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : 24 juin, 2008


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