France - Côte d'Azur - Beaulieu - Villa Kerylos :
Une Amazone

Voir aussi :
Amazone de la cour carrée du musée du Louvre
Amazone du château de Vincennes (Île-de-France)
Amazone cavalière (équitation)



Les Amazones et l'Amazonomachie
Auteur : Dr Aly Abbara


  • Les Amazones, origines, coutumes et attributs :
    • Nation de femmes vivant sur les bords du Pont-Euxin (le nom ancien de la mer Noire), près du fleuve Thermodon ; leur ville principale était Thémiscyre (ou Thémiscyra), actuellement en Turquie.

    • Ces femmes mythiques sont les filles d'Arès (Malheur, Tueur, dieu des larmes, fils de Zeus et d'Héra, dieu de la guerre ; le dieu Mars chez les Romains) et la nymphe Naïade Harmonie. Certains mythologues prétendent que leur mère était Aphrodite, ou encore Otréré, fille d'Arès.

    • Origine de la nation des Amazones d'après DIODORE DE SICILE :
      • Auprès du fleuve Thermodoon était jadis un peuple puissant gouverné par des femmes et dont les femmes portaient les armes à l'exemple de leurs maris. Mais on dit qu'une de leurs reines distinguée par sa force et par sa bravoure leva une armée qui ne fut composée que de femmes. Elle les exerça pendant quelque temps, et les conduisit ensuite contre quelques-uns de ses voisins. Ses succès lui ayant enflé le coeur, elle mena son armée plus loin et la fortune la favorisant de plus en plus, elle se dit d'abord fille de Mars. Elle contraignit ensuite les hommes de travailler à la laine et aux autres ouvrages des femmes pendant que les femmes iraient à la guerre et auraient en toutes choses une autorité absolue sur les hommes. Elles estropiaient les bras et les jambes à leurs enfants mâles dès qu'ils venaient au monde afin de les rendre incapables de tous les exercices militaires. Elles brûlaient la mamelle droite aux filles de peur que cette partie qui s'avance ne les empêcha de tirer de l'arc. C'est cette pratique qui leur a fait donner le nom d'Amazones. Cette même reine qui était intelligente en tout, bâtit une grande ville à l'embouchure du Thermodoon. Elle la nomma Themiscyre et elle y fit élever un magnifique palais. Après avoir établi une excellente discipline parmi ses troupes, elle porta son empire jusqu'au-delà du Tanaïs et elle fut tuée enfin dans une bataille où elle avait combattu vaillamment. Sa fille lui succéda et la surpassa même en quelques-unes de ses actions. Dès sa plus tendre jeunesse elle menait les filles à la chasse et leur faisait faire tous les jours quelque exercice de guerre. Elle institua des sacrifices en l'honneur de Mars et de Diane surnommée Tauropole. Elle porta ses armes fort avant au-delà du Tanaïs et joignit à ses états tout le pays qui s'étend depuis ce fleuve jusqu'à la Thrace. Étant revenue chargée de dépouilles, elle éleva des temples somptueux aux dieux que nous venons de nommer et s'acquit l'amour de ses sujets par la modération et la justice de son gouvernement. Revenant du côté de l'Asie, elle en conquit une partie considérable et étendit sa domination jusque dans la Syrie. Les reines qui lui succédèrent soutinrent l'honneur de leur race et firent toujours croître la gloire et la puissance de leur nation.

    • Eschyle les appelait les « Amazones guerrières, ennemies des hommes » car elles refusaient l'autorité des hommes et ne les laissaient s'approcher qu'une fois par an, pour assurer la continuité de leur race, puis pour rester un peuple de femmes, elles tuaient leurs enfants mâles et dressaient leurs filles au tir à l'arc, au maniement du javelot et à la cavalerie.

      D'après d'autres versions, Lysippé, la fondatrice de leur nation instaura des lois qui ne reconnaissaient la filiation que par la mère et empêchaient les hommes de gouverner et de participer aux expéditions militaires pour ne s'occuper que de faire les tâches domestiques (filer la laine, s'occuper des enfants...). Certains mythologues vont encore plus loin en disant que pour exclure les hommes de l'administration, de la magistrature et de l'effort de guerre, elles brisaient les bras et les jambes des enfants mâles ou les rendaient aveugles.

    • On comprend du paragraphe précédent que la société amazone est représentée sous deux types :
      • soit une société sans hommes, alors pour assurer la continuité de leur nation, ces Amazones s'unissaient avec les hommes des peuplades voisines ; l'accouplement se faisait au hasard, dans l'obscurité de la nuit de façon à ne pas pouvoir connaître son partenaire. Des enfants qui naissaient de ses unions, elles ne gardaient que les filles ; les garçons étaient soit tués (selon certaines versions) soit envoyés aux peuplades avoisinantes, mais aucun père ne pouvait connaître son fils car il ne connaissait pas ses partenaires.

      • soit une société avec des hommes parfaitement soumis, sans aucun pouvoir et pour certains mythographes, ils étaient mutilés afin d'éviter tout débordement.

      • D'après PHILOSTRATE : les Amazones renvoient leurs enfants mâles aux limites de leur territoire, pour que les géniteurs les reprennent, mais elles en gardent quelques uns, et en font des esclaves.

    • Les Grecs qualifiaient les Amazones comme étant :
      • Des barbares : elles ignorent la navigation (Hérodote) ; elles ne connaissent pas encore les céréales (Diodore) ; dévoreuses de chair (Eschyle) ; elles combattent à cheval et non sur un char.

      • Des femmes tueuses d'hommes « androktonoi » (Hérodote) ; des ennemies des hommes ; des rivales des hommes ; des femmes-hommes ; antianeirai (anti-mâles et égales aux mâles). Selon les coutumes des Amazones, toute jeune fille devait tuer un homme dans une bataille avant de pouvoir se marier. Ce sont des femmes qui vont à la guerre comme les hommes et ne leur cèdent point en valeur.

      • Des voleuses de semence des hommes : elles s'accouplent avec les hommes, non pour leur donner des descendants, au contraire, c'est pour engendrer des filles capables d'étendre leur pouvoir sur ces hommes et les menacer.

    • Artémis étant la déesse de la chasse, elle est la déesse protectrice des Amazones. Pour certains mythologues, il s'agit en vérité de la déesse Artémis d'Éphèse qui représente la fécondité, la fertilité, c'est une mère nourricière qui allaite l'humanité entière par ses nombreux seins engorgés du lait divin. Apparemment, l'origine du culte de cette divinité remonte aux Amazones.

    • Ce sont des femmes guerrières, sportives, vêtues de peaux des bêtes sauvages et protégées par une armure et un casque orné de plumes ; elles utilisaient pour les combats un arc et un carquois garni de flèches, parfois le javelot, l'épée et la hache à deux tranchants appelée " bipennis "; leur bouclier avait la forme d'un croissant (ou demi-lune), appelé " pelta ". Elles combattaient souvent à cheval mais aussi à pied.

      Les Amazones avaient une aisance particulière au tir à l'arc qu'elles tendaient avec force et pour ne pas être gênées, elles brûlaient leur sein droit d'où leur nom (Amazone = sans sein).

      En Grec : mazos = mamelle ; a = a privatif), mais en vérité il s'agit d'une pure fiction des grammairiens. Les représentations artistiques n'illustrent jamais cette mutilation, car elles sont toujours représentées comme étant de jeunes et belles femmes avec deux jolis seins intacts ; donc il est tout à fait possible que le préfixe "a" dans leur nom n'est pas privatif, au contraire, il a une valeur augmentative à l'image de leur déesse protectrice, Artémis d'Éphèse qui possède un nombre impressionnant de mamelles

      Dans les œuvres d'art de l'Antiquité, on représente les Amazones souvent à cheval, elles sont dans ce cas armées d'une lance (javelot) comme on le voit dans la sculpture en haut de cette page.

    • Pour PHILOSTRATE : les Amazones n'allaitaient pas leurs enfants de leurs seins pour ne pas les amollir, car les seins tombants peuvent être gênants pour la pratique de la guerre. Le nom donné aux Amazones vient de ce qu'elles ne nourrissaient pas au sein ; elles nourrissaient les bébés avec du lait de juments sauvages et des rayons de rosée qui comme pour le miel coule sur les roseaux des fleuves.

    • Certains auteurs affirment que le mot amazone n'a rien avoir avec les seins, il s'agirait d'un mot arménien signifiant "femme de la lune", sachant que leur déesse protectrice Artémis est une déesse lunaire à l'inverse de son frère Apollon qui est un dieu solaire.

    • Les activités principales des Amazones furent la chasse, les pillages et les razzias et les expéditions militaires en Asie Mineure, en Béotie et en Attique.

    • Parmi leurs reines célèbres, on cite d'abord l'Amazone Lysippé, la fondatrice de leur nation. En déclarant son amour de la guerre et son mépris du mariage, elle offensa la déesse de la féminité et de la famille Aphrodite, cette dernière décida de la punir en laissant son propre fils Tanaïs tomber amoureux d'elle ; Tanaïs pour éviter des relations incestueuses avec sa mère il se jeta dans le fleuve qui porte son nom aujourd'hui et il s'y noya. Lysippé, malheureuse, quitta son pays avec ses filles et s'installa près du côté sud de la mer Noire, dans une plaine proche du fleuve Thermodon. Elle édifia la grande ville de Thémiscyra et étendra son pouvoir sur un grand territoire avant de tomber sur le champ de bataille. Ses descendants se divisèrent en trois tribus réparties sur trois cités ; elles s'emparèrent d'une grande partie de l'Asie Mineure et de la Syrie et fondèrent les villes d'Éphèse, de Smyrne, de Cyrmé, de Paphos et de Myrina. Les Amazones envahirent aussi la Lycie et furent repoussées par Bellérophon ; elles envahirent aussi la Phrygie pendant la jeunesse de Priam, le fameux Roi de Troie.
    • D'après certains mythologues, à l'époque d'Héraclès, les trois cités amazones étaient gouvernées par les trois sœurs, Hippolyté, Antiopé et Mélanippé.

    • Les autres reines célèbres des Amazones furent :
      • Marpessa, tuée lors de l'expédition des Amazones en Phrygie et qui s'est soldée par la prise de Troie à une époque où Priam était encore enfant ;
      • Lampado ;
      • Harpalyce : célèbre par la légèreté de sa course. Durant son règne, elle étendit son pouvoir sur toute la Thrace.
      • Hippolyté avec son zôstêr (ceinture) et ses aventures avec Héraclès ;
      • Antiopé ou Antiope (la sœur d'Hippolyté qui parfois est le même personnage, on lui donne aussi le nom de Mélanippé) ;
      • Orithye : la reine des Amazone qui attaqua Athènes
      • Penthésilée (tuée par Achille durant la guerre de Troie ou au cours de la bataille des Amazones à Athènes).
      • Minythyia : la reine des Amazones d'Albanie
      • Thalestris
      • Myrina : la reine des Amazones de Libye

  • Les Amazones et Héraclès :
    • Le 9ème travail d'Héraclès le conduit chez les Amazones dans le but de récupérer le ceinture de leur Reine Hippolyté, fortement désirée par Admétè, la fille d'Eurysthée, roi de Mycènes « Elle brûle du désir de l'avoir ». Il s'agit d'une ceinture en or, donnée par Arès à la Reine Hippolyté comme témoignage de sa supériorité sur toutes les autres Amazones et un gage de son autorité et sa souveraineté.

    • Héraclès pour son voyage vers le pays des Amazones fréta un navire, et pour certains, neuf navires. Il fut accompagné d'amis comme Iolaos, Ménoitas, Pasimélon? Télamon d'Égine, Pélée d'Iolcos, Sthénélos et son frère Alcée fils d'Androgée ; dans certaines versions, Thésée d'Athènes fut parmi les compagnons d'Héraclès. Chez certains auteurs, tous les membres de l'équipage du navire Argos, c'est-à-dire les Argonautes furent présents durant cette expédition.

    • La ceinture d'Hippolyté était un zôstêr, une ceinture d'or. Pour Homère, le zôstêr est un ceinturon ou un baudrier faisant partie de l'équipement défensif du guerrier, il le porte par-dessus ses autres vêtements, donc il ne fait pas partie de l'habillement intime féminin... Certains mythologues trouvent que la traduction du terme zôstêr comme étant une ceinture est excessivement trompeuse.
      Certains auteurs qualifient cette ceinture de "magique - enchantée..." d'autres affirment que la ceinture appartenait à la fille de Briarée aux cent Bras.

    • Selon la version d'Apollodore : Héraclès reçoit un bon accueil de la part d'Hippolyté qui, séduite par sa belle musculature et son beau physique, lui promet de lui donner le zôstêr (dans d'autres versions, elle lui donne la ceinture par amour). Héra mécontente, prend l'apparence d'une Amazone et répand parmi les Amazones la rumeur de la présence, parmi ces étrangers, c'est-dire, Héraclès et ses compagnons, d'un guerrier se préparant à enlever leur Reine, la réaction des Amazones ne tarde pas, elles attaquent immédiatement le navire d'Héraclès et se battent contre lui et ses hommes (Amazonomachie) ; Héraclès concluant qu'il s'agit d'une trahison, se défend ; à lui seul, il tue douze Amazones, parmi elles la reine Hippolyté et il s'empare de sa ceinture (le zôstêr). Télamon tua au cours de ce combat, Mélanippé, la sœur de la reine Hippolyté et Thésée obtint Antiope sa deuxième sœur (ou une Amazone tout simplement sans parenté avec Hippolyté) comme butin de guerre.

    • Versions antérieures à la version précédente :
      • Dans la version d'Apollonios de Rhodes : Héraclès captura Mélanippé lors d'une embuscade ; Hippolyté la libéra en offrant son zôstêr à Héraclès comme rançon.
      • Dans la version de Diodore : Hippolyté refusa de donner le zôstêr à Héraclès, alors un combat éclata entre les deux camps, mais après avoir tué de nombreuses Amazones et capturé Mélanippé, Héraclès obtint le zôstêr en guise de rançon.
      • Encore d'après Diodore de Sicile :
        • Le bruit de leur valeur des Amazones s'étant répandu par toute la terre, on dit que dans la suite Eurysthée imposa à Hercule fils de Jupiter et d'Alcmène un de ses plus grands travaux, en exigeant de lui qu'il lui apporta le baudrier de l'Amazone Hippolyté. Hercule ayant entrepris cette expédition, et étant arrivé aux embouchures du fleuve Thermodoon, il déclara la guerre aux Amazones et campa près de leur capitale, appelée Thémyscire. Il demanda d'abord le baudrier qui était le sujet de son voyage, et ayant été refusé, il livra bataille aux Amazones. Hercule au cours de cette bataille tua plusieurs Amazones célèbres, parmi elles fut Aella ainsi nommée à cause de sa légèreté à la course, mais elle trouva un ennemi encore plus léger qu'elle. La seconde fut Philippis, celle-ci tomba sur-le-champ d'une blessure mortelle. Ensuite vint Prothoë qu'on disait être sortie victorieuse de sept combats en duel : Hercule l'ayant tuée, en vainquit une quatrième appelée Ériboée. Celle-ci se vantait de n'avoir besoin d'aucun secours, mais elle éprouva qu'elle s'était trompée et elle tomba sous les coups d'un homme plus vaillant que ceux qu'elle avait vaincus. Celéno, Eurybie et Phoebé combattirent ensuite : elles accompagnaient ordinairement Diane à la chasse et elles savaient parfaitement tirer de l'arc. Mais pour cette fois, elles manquèrent leur coup et demeurèrent sur la place malgré l'appui qu'elles se prêtaient les unes aux autres. Hercule vainquit ensuite Déjanire, Astérie, Marpé, Tecmesse et Alcippe. Cette dernière ayant fait serment de demeurer vierge, garda exactement sa parole, mais elle ne put pas sauver sa vie. Mélanippe, reine des Amazones, et qui se faisait admirer par sa valeur perdit alors son royaume et sa liberté. Hercule ayant tué les plus célèbres des Amazones, réduisit les autres à s'enfuir, mais il en fit un si grand carnage dans leur fuite qu'il détruisit entièrement cette nation. Entre les captives, il choisit Antiope pour en faire présent à Thésée. Pour Mélanippe, elle se racheta en donnant à Hercule le baudrier d'Hippolyté qu'il était venu demander.

          Gagnant cette grande bataille dans laquelle il prit Hippolyté vivante, Hercule porta le coup mortel à la nation entière des Amazones. Car les Barbares qu'elles avaient pour voisins les méprisant après cette défaite et se souvenant des ravages quels avaient faits chez eux, les attaquèrent et les battirent tant de fois qu'ils détruisirent jusqu'au nom même de leur empire.


      • Dans la version de Pausanias, Héraclès assiège la cité des Amazones, Thémiskyra, mais il se montre incapable de prendre la cité jusqu'au moment où Antiopé (ici est la reine des Amazones) tombe amoureuse de Thésée et se rend.
      • Dans une version (non référencée) : Héraclès défia les Amazones et enleva leur reine Hippolyté qu'il fit épouser à son ami Thésée.
      • Parfois, dans l'expédition d'Héraclès on donne à la reine des Amazones le nom de Mélanippé et non d'Hippolyté.

    • Héraclès, revenant à Mycènes, il remit le zôstêr d'Hippolyté au roi de la ville Eurysthée, ce dernier le donna à sa fille Admétè. Héraclès donna plus tard la hache d'Hippolyté à la reine de Lydie, Omphale pour devenir un des objets sacrés de la couronne de son royaume, mais ultérieurement cette hache fut transférée dans un temple de Zeus en Carie et fut placée dans la main du dieu. Héraclès fit aussi don, au temple d'Apollon à Delphes, des vêtements précieux pris aux Amazones.

    • Symboliquement, Hippolyté, en acceptant de donner sa ceinture à Héraclès perdait ses caractéristiques de femme Amazone, femme-homme, mais Héra qui représente la féminité normale, refusait la simple conversion car elle voulait réellement la mort de la part de virilité chez la femme en causant l'anéantissement de la reine Hippolyté.

  • Les Amazones et Thésée :
    • Il existe d'une façon générale deux versions, la première affirme que ce Héros était parmi les compagnons d'Héraclès ; la deuxième version prétend que Thésée s'est rendu avec son armée et sans Héraclès, dans le royaume des Amazones (sans préciser le motif de cette expédition). On affirme qu'une relation amoureuse a eu lieu entre Thésée et Antiope (ou Antiopé), la sœur de la reine d'Hippolyté ; dans certains versions, on peut conclure qu'Antiopé et Hippolyté sont le même personnage, elle est la reine des Amazones et pour compliquer les choses, certains mythologues donnent à cette reine le nom de Mélanippé.
      De cette relation amoureuse entre Antiope (ou Hippolyté) et Thésée, un garçon est né, c'est Hippolyte (ou Démophon) que Thésée réussit à sauver de la mort décrétée par les coutumes des Amazones. Ensuite Thésée prend pour captive Antiopé, et la ramène à Athènes.
      Concernant cette partie du mythe on peut trouver d'autres versions :
      • Antiopé, amoureuse de Thésée, trahit son peuple et part avec Thésée à Athènes de son gré.
      • Antiopé, impressionnée par l'arriver de Thésée et ses compagnons, les beaux guerriers de la Grèce, elle vint à la rencontre de Thésée sur son navire ; ce dernier profitant de la présence d'Antiopé à bord de son vaisseau, il leva l'ancre et l'enleva.
      • D'après Diodore de Sicile : C'est hercule, après son expédition chez les Amazones, il choisit entre les captives Amazones, Antiopé pour en faire présent à Thésée.

      Pour essuyer cette honte et se venger de l'enlèvement d'Antiopé (ou pour punir Antiopé ayant trahi les lois des Amazones en aimant Thésée et en partant avec lui à Athènes), les Amazones mènent une expédition militaire leur permettant d'envahir l'Attique et d'entrer et camper dans Athènes ; elles se servirent du rocher de l'Aréopage comme une base pour assiéger l'Acropole et c'est sur ce rocher qu'elles sacrifièrent à leur dieu père Arès, d'où le nom de ce rocher (Aréopage).
      Certains mythologues décrivent cette partie du mythe en mettant à la tête de l'expédition des Amazones en Grèce la sœur d'Antiopé, Orithye (que l'on confond parfois avec la fameuse reine Hippolyté) ; elle s'allia avec les Scythes, puis elle conduisit une grande armée avec laquelle elle traversa le Bosphore Cimmérien gelé (les Amazones ne connaissaient pas la navigation), puis le Danube, la Thrace, la Thassilie, la Béotie et pénétra jusqu'au cœur de la cité d'Athènes pour camper sur l'Aréopage. En même temps, Orithye, envoya un détachement militaire pour envahir la Laconie dans le but d'empêcher l'arrivée les renforts militaires aux Athéniens par la Péloponnèse.
      Pour certains auteurs, les Amazones, dans leur marche vers Athènes ne traversèrent pas la Scythie, mais ils passèrent par la Phrygie et fondèrent le célèbre et magnifique sanctuaire d'Artémis à Ephèse, construit autour d'une statue de la déesse, dressée auparavant par les Amazones ; ce temple faisait partie des sept merveilles du monde antique, il était entouré par deux rivières appelées Sélénos et qui coulaient dans deux directions opposées.

    • Les Athéniens sous la conduite de Thésée, après beaucoup d'hésitations et après avoir sacrifié à Phobos, fils d'Arès, ils contre-attaquent les Amazones dans un combat, au centre d'Athènes, près de la colline de la Pynx. Au cours de cette bataille, au départ, les Amazones pourchassent les Grecs en dehors de la ville, mais à la fin, ces derniers réussissent à gagner le combat et à conclure un traité de paix entre Thésée, Roi d'Athènes et Orithye (ou Hippolyté selon d'autres versions).
      Dans certaines versions, l'armistice entre les Amazones et les Athéniens a eu lieu quatre mois après de durs combats. Pour d'autres, les Athéniens sortirent victorieux de cette bataille et ils chassèrent les Amazones hors de l'Attique, Orithye, suivie de quelques Amazones, s'enfuit à Mégare où elle mourut de chagrin ; les Amazones survivant à cette expédition se fixèrent en Scythie. Les Amazones blessées et abandonnées sur le champ de bataille furent envoyées par les Athéniens à Chalcis pour être soignées.

      Parmi les victimes de ce combat, les mythologues citent Antiopé qui a combattu aux côtés de Thésée, elle meurt percée d'un javelot lancé par l'Amazone Molpadia qui fut ensuite tuée par Thésée. Dans d'autres versions, Antiopé survécut à la bataille.

    • Pour certains, les Amazones, avec Antiopé, attaquent Athènes pour se venger de Thésée qui l'a abandonné pour épouser Phèdre. Apollodore donne une version dans laquelle, Antiopé fut mise à mort bien qu'elle ait été la mère de son fils Hippolyte, quand elle essaya d'interrompre le mariage de Thésée et de Phèdre en faisant irruption, toute armée à la cérémonie et en menaçant de massacrer tous les invités ; ou bien elle fut tuée par Thésée au cours du combat contre les Amazones à Athènes. Enfin pour Hygin, Thésée tua sa femme Antiopé à la suite d'un oracle d'Apollon qui prétendit que ce meurtre fut nécessaire au salut d'Athènes.

      Tous les mythes avaient comme but d'éliminer Antiopé de la vie de Thésée pour qu'il puisse épouser Phèdre ; afin d'y parvenir, ils la font mourir soit en combattant contre Thésée, ou à ses côtés contre les Amazones, soit par Thésée lui-même pour se débarrasser de sa jalousie grandissante, soit pour accomplir les vœux d'Apollon, ou enfin en la rendant à son peuple tout simplement.

    • D'après Diodore de Sicile le mythe et un peu différent :
      • Pendant qu'Hercule était occupé à son douzième travail, on dit que le reste de la nation des Amazones s'étant rassemblé sur le Thermodoon, elles résolurent de se venger sur les Grecs des pertes qu'elles avaient essuyées dans la guerre qu'elles eurent contre Hercule. Elles en voulaient surtout aux Athéniens parce qu'Antiopé, reine des Amazones, que quelques-uns nomment Hippolyte, était retenue en esclavage par Thésée. S'étant donc alliées avec les Scythes, elles mirent sur pied une armée nombreuse. Ces troupes conduites par les Amazones ayant d'abord traversé le Bosphore Cimmérien, se rendirent dans la Thrace. Elles traversèrent encore une grande partie de l'Europe ; étant entrées dans le pays d'Attique, elles campèrent dans un endroit qu'on appelle encore à présent le camp des Amazones. Thésée ayant appris leur marche, alla au-devant d'elles avec une armée composée tout entière de ses citoyens. Il mena aussi avec lui l'Amazone Antiopé, dont il avait eu un fils nommé Hippolyte. Le signal étant donné, les Athéniens combattirent si vigoureusement qu'ils taillèrent en pièces la plus grande partie des Amazones, chassèrent tout le reste hors de l'Attique. Antiopé armée elle-même pour la cause de Thésée, son mari, finit sa vie d'une manière héroïque. Celles des Amazones qui échappèrent de ce combat s'en retournèrent avec les Scythes dans la Scythie et désespérant de rétablir leur patrie, elles se résolurent d'habiter avec eux.

  • Les Amazones et Bellérophon :
    • Iobatès, le roi de Lycie demanda à Bellérophon de tuer la Chimère (un monstre femelle soufflant le feu et possédant la tête d'un lion, le corps d'une chèvre et la queue de dragon). Bellérophon vainquit la Chimère en la criblant de flèches du haut du cheval volant et mythique, Pégase, puis en enfonçant entre ses mâchoires un morceau de plomb fixé sur la pointe de sa lance ; le feu que la Chimère dégagea en soufflant fit fondre le plomb qui brûla ses viscères.

      Après ce travail héroïque de Bellérophon, Iobatès ne le laissa pas tranquille, ce fut tout le contraire, il l'envoya sur le champ combattre les Amazones qui vinrent envahir la Lycie aidées par leurs alliés les Solymes. Bellérophon vainquit et repoussa ces envahisseurs hors de la Lycie en les survolant sur le cheval ailé Pégase et en lançant sur elles de grosses pierres.

  • Les Amazones, Achille et la guerre de Troie :
    Achille et Penthésilée : une histoire "d'amour et de mort" - selon la formule consacrée :
    • Certains auteurs signalent que c'est Penthésilée (fille d'Otréré et d'Arès) qui tua accidentellement sa sœur la reine Hippolyté, soit à la chasse, soit au cours du combat qui suivit le mariage de Thésée avec Phèdre. Penthésilée quitta sa patrie pour échapper aux trois Erinyes (Alecto, Tisiphoné et Mégère), furies qui vengent les parricides (les meurtres du père ou de la mère ou d'un autre ascendant) et les parjures. Ce fut Priam, le roi de Troie qui accepta de la purifier de ce meurtre, alors pour le remercier, Penthésilée, une fois devenue la reine des Amazones, partit à la tête d'un détachement militaire à Troie pour l'aider dans sa lutte contre les Grecs qui ont déjà tué son fils Hector. Penthésilée se distingua sur le champ de bataille, elle tua beaucoup de guerriers grecs et obligea Achille à abandonner le combat à plusieurs reprises, et pour certains mythologues, elle tua Achille mais Zeus le ressuscita à la demande de sa mère Thétis.

      Finalement
      Penthésilée fut tuée par Achille qui lui transperça le corps, mais en constatant sa beauté éblouissante et sa fierté exceptionnelle, il tomba amoureux de son cadavre, il s'unit à elle morte dans un acte de nécrophilie et il pleura longtemps devant son cadavre. Plus tard, voulant l'enterrer, Achille demanda l'aide et ce fut Thersite (fils d'Etolien), le Grec le plus laid et le plus bavard qui vint à son secours, mais en prenant une attitude très agressive envers le cadavre de Penthésilée, il lui creva les yeux avec sa lance et se mit à se moquer d'Achille et de son amour et sa relation contre nature avec ce cadavre ; Achille mécontent le frappa violemment au visage, lui brisa toutes ses dents et le tua. Diomède, le cousin de Thersite, voulant se venger d'Achille, traîna le cadavre de Penthésilée en le tenant par un pied puis le jeta dans le fleuve Scamandre. Achille parvint à récupérer le cadavre profané puis il l'enterra avec les honneurs consacrés aux reines.

    • D'après Quintus de Smyrne :
      • Résumé :
        Penthésilée avait tué sa sœur Hippolyté à la chasse d'un coup de javelot, sans le vouloir, en poursuivant une biche, pour cela elle venait à Troie pour échapper à la honte et aux reproches de sa nation et se purifier de la souillure de ce meurtre et apaiser les Erinyes terribles.

        Penthésilée était accompagnée de douze fidèles guerrières Amazones, toutes nobles, tout amoureuses de la guerre et des combats sans trêve ; c'étaient Clonia, Polemusa, Devioné, Evandra, Antandra, la divine Brémusa, Hippothoé, Harmothoé aux yeux noirs, Alcibié, Antibrooté, Derimachia et Termodossa orgueilleuse de sa lance.
        Arrivant à Troie, les Troyens se précipitaient et, pleins d'étonnement, contemplaient cette fille de l'insatiable Arès, aux jambes bardées de fer, semblable aux déesses ; son visage terrible était doux quand elle souriait.

        Dans la nuit précédant le combat contre les Grecs, Penthésilée voit un songe funeste où un personnage prenant l'apparence de son père Arès se présenta à elle et l'excita à affronter sans crainte le Grand Achille ; à cette vision, son cœur se réjouissait ; elle n'espérait que la nuit s'achève pour aller affronter ce valeureux guerrier, mais les songes trompent les mortels malheureux et leur prodiguent les mensonges.

        Lorsque parut l'Aurore aux pieds de rose, Penthésilée, pleine d'un grand courage, bondit de sa couche et mit sur elle son armure : des épaules d'armes que le dieu Arès lui avait données ; des cnémides enrichies d'or sur ses jambes blanches ; une cuirasse éclatante sur sa poitrine ; sa grande épée protégée dans un foureau à son côté ; le bouclier divin, semblable au croissant de la lune ; son casque orné d'une crinière blond sur sa tête et enfin elle prit à la main gauche sous son bouclier deux javelots, à la main droite une hache à deux tranchants que la Discorde cruelle lui avait donné comme une arme utile dans la guerre sanglante.

        Le jour du combat ; texte entier (Traduction d'E.A. Berthault (1884) :
        Source : www.musagora.education.fr/amazones/fichiers/presentation.htm
        Elle gémissait en pensant qu'elle avait perdu ses javelots, et Achille le fils de Pélée lui disait avec orgueil : « Femme, un fol orgueil t'a conduite ici ; tu voulais combattre le guerrier qui est le plus vaillant de tous les mortels ; car je me glorifie d'être issu de la race de Zeus le foudroyant ; j'étais redouté du rapide Hector, dès qu'il me voyait accourir aux combats funestes ; ma lance l'a tué, malgré son courage. Quelle est ta folie, toi qui as juré de me tuer aujourd'hui ! Mais ton jour fatal est arrivé ; Arès, ton père, ne t'arrachera pas de mes mains ; tu périras comme une biche qui dans les montagnes rencontre le lion, terreur des boeufs. N'as-tu jamais entendu dire le nombre des guerriers que j'ai tués de mes mains au bord du Xanthe ? ou bien les dieux t'auraient-ils ôté le sens et la raison pour te livrer aux Parques cruelles? » Il parla ainsi, et sa main puissante brandissait sa lance énorme, arme de mort fabriquée par Chiron : et il blessa la belliqueuse Penthésilée au-dessus de la mamelle droite ; un sang noir jaillit aussitôt de la blessure, et tout d'un coup ses membres fléchirent. Elle laissa échapper de sa main sa hache tranchante ; les ténèbres s'étendirent sur ses yeux, et la douleur déchirait sa poitrine. Mais elle respirait encore, et jetant les yeux sur son ennemi, qui s'élançait pour l'arracher de son cheval, elle se demandait si, tirant sa grande épée, elle attendrait l'attaque du rapide Achille, ou si, sautant à terre, elle supplierait le divin guerrier et lui promettrait quantité d'or et d'argent ; car les dons charment le coeur des mortels, quelle que soit leur colère. Peut-être apaiserait-elle ainsi le terrible Eacide ; peut-être encore, pensant qu'elle était du même âge, lui permettrait-il de revenir à Troie et d'échapper au trépas. Telles étaient ses pensées ; mais les dieux en avaient décidé autrement ; le fils de Pélée s'élança contre elle, en courroux, et d'un même coup de son javelot transperça la guerrière et son cheval rapide.

        Cependant le fils de Pélée, fier de sa victoire, insultait à son ennemie : « Reste dans la poussière, proie des chiens et des vautours, folle ! Qui t'avait inspiré l'envie de m'affronter ? Tu espérais après le combat obtenir du vieux Priam des récompenses magnifiques pour la mort des Argiens. Si telle était ton ambition, les dieux ne l'ont pas favorisée ; car je suis le plus vaillant des guerriers, la lumière de ma nation, le fléau de Troie et le tien, malheureuse ! Les Parques sombres et ton orgueil t'ont fait laisser les ouvrages des femmes, pour venir affronter la guerre, redoutée même des hommes ». Il parla ainsi et retira son javelot du corps du cheval et de la malheureuse Penthésilée ; tous les deux palpitèrent une dernière fois, victimes du même coup. Achille lui arracha de la tête son casque étincelant, semblable aux rayons du soleil ou aux éclairs de Zeus ; et la guerrière demeura sur le sable et dans le sang ; son gracieux visage brillait encore d'un éclat pur, quoiqu'elle fût morte. Et les Argiens qui étaient là étaient frappés d'admiration, car elle était semblable aux déesses. Elle était étendue sur la terre avec ses armes, comme Artémis l'invincible quand elle dort, Artémis la fille de Zeus, lorsqu'elle est fatiguée de poursuivre sur la cime des montagnes les lions rapides. Cypris à la couronne d'or, l'amie du vaillant Arès, laissait à la guerrière sa beauté dans la mort, afin d'affliger le coeur même du vaillant fils de Pélée. Et tous souhaitaient à leur retour dans la patrie les caresses d'une femme aussi belle. Et Achille lui-même jusqu'au fond du cœur avait peine de l'avoir immolée ; il pensait qu'il aurait pu l'emmener, chaste épouse, dans la Phthie féconde en chevaux ; car, pour sa taille et sa beauté, elle était semblable aux déesses.

        Pleins de pitié pour la noble Penthésilée, les Atrides, qui l'admiraient aussi, la rendirent aux Troyens avec ses armes pour l'emporter dans la ville opulente de Troie. Tel était le désir de Priam, et il envoya une ambassade aux Atrides, afin d'ensevelir la jeune fille avec son cheval et ses armes dans le tombeau magnifique du riche Laomédon. Il lui éleva donc devant la ville un bûcher, haut et large ; au sommet il étendit la belle guerrière avec toutes les richesses qui devaient au milieu du feu entourer sa personne royale. Et la flamme brûlante d'Héphaïstos dévora ses restes ; les peuples alentour éteignirent les cendres dans des flots de vin ; les os furent recueillis, arrosés de parfums, enfermés dans une urne et recouverts de la graisse d'une génisse immolée parmi les troupeaux qui paissent sur les montagnes de l'Ida. Les Troyens, tristes comme s'ils eussent perdu une fille chère, l'ensevelirent près des murailles épaisses, sous un tertre près du glorieux Laomédon ; ils devaient cet honneur au dieu Arès et à la vaillante Penthésilée. A ses côtés, ils placèrent les Amazones qui l'avaient accompagnée à la guerre et que les Argiens avaient tuées. Les Atrides ne leur refusèrent pas les tristes honneurs de la sépulture ; leurs corps, dont le trait fatal avait été arraché, furent rendus aux Troyens belliqueux avec les cadavres des autres guerriers qui avaient péri dans le combat. Car la colère, n'existe pas contre les morts ; il faut plaindre au contraire les ennemis qui ne sont plus et dont la vie s'est envolée.

    • Selon Éthiopide :
      • Après la mort de Penthésilée, Achille fait voile vers Lesbos et après avoir sacrifié à Apollon, Artémis et Létô, il fut purifié de son meurtre par Ulysse.

    • Dans le mythe de Penthésilée on constate qu'il s'agit d'un affrontement entre la virilité dans sa forme héroïque parfaite représentée par Achille et la féminité physique par excellence qui refuse le pouvoir des hommes. Achille tombe amoureux Penthésilée qui vient d'anéantir, en effet pour aimer pleinement cette femme, il a fallu à Achille de tuer chez elle sa part de virilité, mais il ne restait devant lui qu'une féminité cadavérique. Certains pensent qu'Achille viola le cadavre de Penthésilée pour tenter de s'approprier son âme en colère.

    • Sur le trône de Zeus à Olympie, il été figuré la scène d'Achille soutenant Penthésilée mourante.

    • Après la mort de leur reine Penthésilée, les Amazones cessèrent le combat contre les Grecs à Troie.

    • L'Amazone Clété, la nourrice de Penthésilée, apprenant la nouvelle de la fuite de cette dernière après le meurtre accidentel d'Hippolyté, partit à sa recherche, mais en s'égarant elle se trouva en Italie où elle fonda la Ville de Clété.

    • D'autres versions du mythe de Penthésilée et Achille :
      • Diodore de Sicile : « On dit que Penthésilée fille de Mars et reine du petit nombre des Amazones qui avaient échappé à la fureur de leurs ennemis (après que leur nation fut très affaiblie suite à la bataille entre les Amazones et Héraclès). Penthésilée, ayant été obligée de quitter le trône et sa patrie pour un meurtre qu'elle avait commis, combattit parmi les Troyens après la mort d'Hector ; qu'elle tua même plusieurs Grecs et qu'après s'être distinguée dans toutes les rencontres, elle perdit glorieusement la vie par la main d'Achille. Mais c'est la dernière des Amazones dont on fasse une mention honorable et leur nation ayant toujours décliné depuis ce temps-là est enfin disparue ».

      • D'autres Mythologues prétendent que les Amazones envahirent l'Attique et Athènes, lorsque Thésée y était Roi, sous la conduite de leur Reine Penthésilée, elles combattirent les Grecs ; c'est Achille qui tua leur reine Penthésilée mais en constatant sa jeunesse et sa beauté éblouissante, il se lamenta sur son cadavre et pleura de la voir morte.

    • Les Amazones et le temple d'Achille (vengeance ratée) :
      • Un jour, un nombre important de navires transportant de marchandises, de marins et de constructeurs de bateaux arrivèrent sur le littoral proche de la cité des Amazones ; ces dernières les firent prisonniers dans des étables afin de les vendre aux Scythes anthropophages pour les manger. La sœur de la reine des Amazones tomba amoureuse d'un de ces jeunes prisonniers et réussit à convaincre la reine de les libérer.
        Au cours de leur capture, ces prisonniers apprirent la langue des Amazones, alors en discutant avec elles, ils les informèrent de la présence, sur une île distante de deux mille stades de leur littoral, le riche temple d'Achille. Voulant s'emparer des richesses de ce temple et se venger d'Achille, les Amazones ordonnèrent les hommes étrangers de les faire apprendre à naviguer et de construire pour elles des navires capables de transporter des chevaux pour aller combattre Achille à cheval.

      • Au printemps, depuis l’embouchure du Thermodon, les Amazones et leurs complices étrangers partirent avec cinquante navires pour l'île du temple d'Achille. Arrivant dans l'île, elles demandèrent aux hommes de dégager le temple en coupant les arbres qui l'entouraient comme un ornement, mais ces complices échouèrent d'accomplir cette mission, car les haches rebondirent sur eux et les frappèrent sur la tête ou sur la nuque et les firent tombèrent des arbres ; alors les Amazones changèrent de stratégie et attaquèrent le temple en faisant irruption dans sanctuaire avec leurs chevaux. Surpris, Achille jeta un horrible regard sur elles et sur leurs chevaux, ces derniers prirent de peur, ils firent tomber leur cavalière, ils les foulèrent par leurs pattes et comme des lions, ils les dévorèrent en déchirant leurs poitrines et en mangeant leurs entrailles. Une fois le carnage anthropophagique fut terminé, les chevaux s'élancèrent à travers l'île en folie et arrivant au littoral, ils se jetèrent à la mer croyant qu'il s'agissait d'une belle campagne. Quant aux cinquante navires des Amazones, étant sans charge et sans gouverneurs, ils se brisèrent les uns contre les autres.
        Après cette irruption désastreuse des Amazones, le temple d'Achille et l'île devinrent un champ de débris de naufrages, de cadavres et de restes de chairs humaines, alors pour nettoyer et purifier l'île, Achille fit venir sur cette dernière un énorme vague géant.

  • Les Amazones et Dionysos :
    • Parmi les Libyens du delta du Nil, en face de Pharos, vivaient des reines Amazones à qui Dionysos demanda de marcher avec lui contre les Titans pour rétablir le roi Ammon sur le trône dont il avait été chassé. La défaite infligée aux Titans et la remise sur le trône du roi Ammon sont les premiers de ses nombreux succès militaires.

    • Dionysos, sur son chemin de retour de l'Orient (Inde), il eut à combattre les Amazones dont il rejeta les hordes jusqu'à Ephèse. Certaines entre-elles se réfugièrent dans le temple d'Artémis où leurs descendantes habitent encore ; d'autres s'enfuirent à Samos ; Dionysos les poursuivit sur des navires et il en tua un si grand nombre que le champ de bataille s'appelle Panhaema.

  • Les Amazones et Cyrus roi de Perse :
    • D'après DIODORE DE SICILE : Cyrus roi de Perse dont la puissance surpassait celle de tous les rois de son temps, ayant conduit une armée formidable en Scythie, la reine Amazone qui régnait sur ce peuple, le défit, le prit et le fit mettre en croix.

  • Les Amazones d'Albanie :
    • Il ne s'agit pas d'Albanie d'aujourd'hui, car dans le monde antique, l'Albanie était située dans la région montagneuse de la Caucase, à l'ouest de la mer caspienne.
    • Les Amazones chassées par Héraclès de leur cité Thémiscyra en même temps que leurs voisins les Gargarensiens, trouvèrent refuge sûr dans les montagnes d'Albanie. Les Amazones s'installèrent au pied de la montagne Caucase, aux alentours du fleuve Mermondas et les Gargarensiens se fixèrent, au Nord, de l'autre côté de la montagne.
      Tous les ans, à une date fixe, au printemps, un groupe de jeunes Amazones et de jeunes Gargarensiens se rencontraient au sommet de la montagne qui les séparait, pour vivre ensemble durant deux mois. Les accouplements avaient lieu dans la nuit, au hasard, pour ne connaître ses partenaires. Dès qu'une Amazone tombait enceinte elle retournait dans sa cité. Les enfants qui naissaient de ces unions nocturnes étaient gardés par les Amazones s'il s'agissaient de filles, et envoyés aux Gargarensiens s'il s'agissaient de garçons, mais ces derniers ne pouvaient pas connaître leurs fils, donc ils les distribuaient, par tirage au sort aux différentes familles.


    • Parmi les reines des Amazones d'Albanie, les mythologues citent la reine Minythyia, qui alla à la rencontre d'Alexandre le Grand en Hyrcanie pour s'ébattre et s'accoupler avec lui durant treize jours dans l'espoir lui faire un enfant, mais n'arrivant pas d'avoir cet enfant, elle mourut plus tard. En effet, Minythyia pensait qu'un enfant naissant de cette union pouvait avoir des qualités hors du commun.
      Selon DIODORE de SICILE, cette reine porte le nom de Thalestris. Elle était d'une beauté et en même temps d'une force de corps surprenante : mais de plus elle était célèbre dans toute la nation par son courage extraordinaire. Ayant laissé pour lors son armée sur les confins de l'Hircanie, elle n'avait amené avec elle que trois cents Amazones revêtues comme elle de leurs armes. Alexandre fut frappé d'admiration au spectacle non seulement de l'équipage militaire, mais de la beauté de ces femmes et il demanda à Thalestris quel motif de sa part lui procurait une réception si magnifique. Thalestris lui répondit sans hésiter, que son ambition était d'avoir un enfant de lui, comme d'un prince qui s'était mis par ses exploits au-dessus des autres hommes et dont elle croyait que la profession des armes qu'elle exerçait elle-même avec honneur, la rendait digne. Qu'ainsi elle espérait que le fruit de leur union surpasserait en valeur tous les hommes du monde. Le roi aisément gagné par cette proposition donna treize jours à Thalestris, après lesquels il la renvoya chargée de magnifiques présents.

    • Héraclès, au cours de son dixième des travaux (Capture des bœufs de Géryon), après avoir tué le roi de l'Égypte Busiris, il se dirigea vers l'ouest et réduisit à néant les Amazones de Libye avant de se diriger vers l'Afrique du Nord.

  • Les Sauromates (Sarmates) :
    • D'après Hérodote, après la bataille d'Héraclès et ses compagnons Grecs contre les Amazones, certaines parmi elles furent prises comme prisonnières de guerre, et furent emmenées sur leurs bateaux de retour, mais ces Amazones se révoltèrent, brisèrent leurs fers et tuèrent tous les Grecs des équipages (tueuses d'hommes), mais ne connaissant rien à la navigation, elles se laissèrent entraîner par les courants maritimes jusque dans le Bosphore Cimmérien, puis elles débarquèrent chez les Scythes ; là elles capturèrent un troupeau de chevaux sauvages et ravagèrent le pays. Croyant qu'elles s'agissaient d'hommes guerriers, les Scythes les combattirent, mais en voyant la présence de cadavres de femmes sur les champs de batailles, ils comprirent qu'il s'agit de femmes, les combats s'arrêtèrent, ils furent remplacés de la part des jeunes Scythes par des propositions d'amour au lieu de la guerre ; la séduction entre hommes et femmes remplaça la violence. Le succès fut total, et les accouplements entre les jeunes guerriers Scythes et les belles Amazones eurent lieu en plein air, sous le soleil de midi ; pour ces Amazones, il s'agissait d'une transgression de la lois fondatrice de leur société (l'union devait se faire dans l'obscurité de la nuit...), mais dans ces conditions de stress, la seule directive pour elles, fut l'obtention d'enfants pour renforcer leur position. Les Amazones acceptèrent ces mariages, mais elles imposèrent à leurs maris leur mode de vie et les emmenèrent dans leur payer, sur la rive orientale du fleuve Tanaïs pour fonder une nouvelle nation d'Amazones connues sous le nom des Sauromates (Sarmates). Elles conservèrent certaines traditions des Amazones, comme la coutume imposant à toute jeune fille le devoir de tuer un homme dans une bataille avant de pouvoir se marier

  • Les Amazones de Libye :
    • Diodore de Sicile donne cette description à la nation des Amazone d'Afrique :
      « Vers les extrémités de la terre et à l'occident de l'Afrique habite une nation gouvernée par des femmes, dont la manière de vivre est toute différente de la nôtre, car la coutume est là que les femmes aillent à la guerre, et elles doivent servir un certain espace de temps en conservant leur virginité. Quand ce temps est passé elles épousent des hommes pour en avoir des enfants, mais elles exercent les magistratures et les charges publiques. Les hommes passent toute leur vie dans la maison, comme font ici nos femmes et ils ne travaillent qu'aux affaires domestiques, car on a soin de les éloigner de toutes les fonctions qui pourraient relever leur courage. Dès que ces Amazones sont accouchées, elles remettent l'enfant qui vient de naître entre les mains des hommes qui le nourrissent de lait et d'autres aliments convenables à son âge. Si cet enfant est une fille, on lui brûle les mamelles de peur que dans la suite du temps, elles ne viennent à s'élever, ce qu'elles regardent comme une incommodité dans les combats et c'est là la raison du nom d'Amazones que les Grecs leur ont donné ».

    • Elles portaient pour armes défensives des dépouilles de serpents, l'Afrique en produit d'une grosseur qui passe toute croyance. Leurs armes offensives étaient des épées, des lances et des arcs.

    • Ce furent les alliées de Dionysos qui habitèrent sur une île du lac Tritonis au non de Hespéra, elle était très riche en moutons, chèvres et arbres fruitiers. Ces Amazones s'emparèrent de toutes les villes de l'île puis elles vainquirent leurs voisins nomades, les Libyens et elles fondèrent en Libye la ville de Chersonèse. De cette ville, la reine Myrina, avec une armée de 33 000 Amazones (trente mille femmes d'infanterie et de deux mille de cavalerie), traversa la mer et attaqua les Atlantes et s'empara de leur capitale Cerné (ou Cercène) qui se trouvait sur l'île Atlantique ; elle rasa la ville et donna l'ordre de tuer tous les hommes qui avaient atteint l'âge de puberté, et de réduire les femmes et enfants en esclavage ; les Atlantes des autres villes qui se rendirent, elle les traita en amis et construisit pour eux la nouvelle ville qui porta son nom "Myrina" et les défendit contre leurs voisins, la tribu des Gorgones, une autre nation de femmes qui tâchaient d'égaler en tous les Amazones. Myrina, à la tête de son armée, elle attaqua ces Gorgones dans leur pays ; au cours d'une bataille un grand nombre de Gorgones furent tuées et au moins 3000 furent réduites en prisonnières, 3000 d'autres Gorgones ; les autres survivantes se cachèrent dans les bois, Myrina voulant anéantir entièrement cette nation, commanda qu'on y mit le feu, ce plan ne réussit pas et les Amazones se retirèrent sur les frontières du pays des Gorgones.

      Les prisonnières Gorgognes, profitant de la nuit et du fait que les Amazones festoyaient pour célébrer leur victoire, elles volèrent leurs armes et laissèrent l'armée des Gorgones les attaquer et les massacrer.

      Myrina qui perdit ses troupes, réussit à échapper, et à recomposer une nouvelle armée d'Amazones, avec laquelle, elle ravagea une grande partie de l'Afrique, elle traversa la Libye et pénétra en Égypte où elle lia une amitié avec son roi Horus, fils d'Isis ; ensuite elle se dirigea vers l'Est et elle envahit l'Arabie et elle extermina un très grand nombre de sa population. Ensuite, elle s'empara de toute la Syrie, les Ciliciens lui offrirent des présents et lui promirent d'exécuter ses ordres. Myrine leur laissa la liberté parce qu'ils étaient venus se rendre d'eux-mêmes. En remontant vers le nord de la Syrie elle soumit les peuples qui habitèrent auprès du Mont Taurus.
      D'après certains mythologues, elle conquit ensuite l'Asie Mineure et elle fonda des villes côtières et sur la terre ferme ; elle donna son nom " Myrina " à la principale ville et elle nomma les autres villes aux noms des premières Amazones de son armée comme les villes de Cyme (Cymé), de Pitane (Pitané) et de Priène.
      Ensuite Myrina, avec son armée d'Amazones, étendit son pouvoir en soumettant plusieurs îles de la mer Égée comme l'île de Lesbos, où elle bâtit une ville qui porta le nom de sa sœur Mitylène car cette dernière prit part à cette expédition.

    • Au cours d'une expédition militaire maritime, la flotte de Myrina, fut prise dans une tempête, elle fut sauvée par la Mère des Dieux qui l'amena sur l'île de Samothrace ; en remerciement, Myrina consacre l'île à la déesse et édifia des autels dédiés à elle.

    • De retour sur le continent, Myrina et son armée amazone furent vaincues par le roi de Thrace Mopsos et son allié le roi des Scythes, Sipylos ; elle fut tuée sur le champ de bataille. Les Amazones libyennes, après plusieurs défaites, se retirèrent en Libye.

    • D'après certains mythologues, Artémis d'Éphèse est une divinité libyenne que l'on peut rattacher aux Amazones de Libye. Cette déesse symbolise la fertilité comme ce fut le cas pour le palmier ; alors on suspendait des grosses dattes en or sur la statue de la déesse et que l'on prenait pour des seins. Vu cette théorie, ce n'est pas étonnant que la peau de cette déesse soit teinte en noir.

    • Les Gorgones furent attaquées plus tard par Persée fils de Jupiter ; Méduse était alors leur reine. Mais d'après Diodore de Sicile, les Gorgognes et les Amazones d'Afrique furent détruites l'une et l'autre par Héraclès lors de son passage dans l'Occident. Il dit aussi que le lac Tritonide a entièrement disparu par la rupture de tout le terrain qui le séparait de l'océan.

  • Les Peltatas, les Peltiferas les bipennifers :
    • Toute femme guerrière qui porte le bouclier " pelta " est appelée " peltata ", mais ce mot s'employait plus particulièrement pour désigner les femmes Amazones, parce que ce bouclier était considéré comme leur arme nationale. Le mot " peltifera " fut employé dans le même sens que " peltata ".
      Le pelta est un bouclier de petites dimensions et léger, fait du bois ou d'un treillage d'osier couvert de cuir. Quelquefois de forme elliptique (ovale), mais le plus souvent, il était de forme de croissant lunaire (pelta lunata), c'est-à-dire tronqué à son sommet, avec une ou deux échancrures demi-circulaires.
      Ce bouclier est bien adapté à la morphologie féminine par sa petite taille et sa légèreté, puis sa forme est idéalisée pour les guerriers à cheval, car il peut être attaché sur le dos, et en dirigeant la ou les deux échancrures vers la courbure du dos du cheval on réduit le risque pour la guerrière d'être gênée par les frottements de son bouclier avec le dos de sa monture, surtout au cours des cours rapides.

      Quintus de Smyrne donne cette description au bouclier de Penthésilée : « Elle prit son bouclier divin, semblable au croissant de la lune lorsqu'elle s'élève au-dessus de l'Océan profond, remplissant à moitié son disque et courbant ses pointes : tel était ce large bouclier »

    • Les bipennifers : les porteurs de la hache à deux lames ou tranchants (bipennis). C'est une arme qui caractérisait particulièrement les Amazones. Le Bipennis et donné aussi comme arme à Lycurgue, roi de Thrace et à Arcas, fils de Jupiter et Callisto.

      Bracatus (ou braccatus) totum corpus : une espèce particulière de costume portée par les Amazones (et les peuples qui habitaient les rivages du Palus-Méotide). Il s'agissait d'un vêtement d'une seule pièce sous forme d'un pantalon collant qui remonte vers le haut du corps comme un gilet ou jaquette pour couvrir le tronc et les bras. Une sorte de jupon court appelé " cingulum " était utilisé pour cacher le bassin et les cuisses jusqu'aux genoux. Dans certaines représentations antiques on peut voir parfois des Amazones habillées par ce type de vêtements.

  • Les Walkyries :
    • Dans la mythologie germanique, les Walkyries sont des divinités féminines (ou des nymphes) rapprochées des femmes Amazones. Elles vivent dans le Walhalla (le palais d'Odin -ou Odinn ou Wotan- à Asgrad). Elles sont les messagères des dieux, envoyées par le dieu Odin (dieu de la guerre et de la mort) sur chaque champ de bataille pour guider les combats et désigner les guerriers qui devaient mourir et être ramenés à Walhalla (le paradis des héros). A Walhalla, elles servent aux guerriers tués (Einherjar) des cornes de bière et de l'hydromel.
      Les Walkyries
      se déplacent à cheval, la lumière reflétée par leurs boucliers produit les aurores boréales. Elles ont le pouvoir de se transformer en corneilles ou en louves.

  • Certaines définitions modernes du terme amazone :
    • Femme cavalière, femme qui monte à cheval·
    • Femme à l'âme ou aux allures viriles. C'est une amazone (Dictionnaire de l'Académie Française)
    • Familièrement, prostituée exerçant son métier en voiture·
      • Élégantes prostituées exerçant leur métier en voiture dans les alentours des Champs-Élysées. " (Dictionnaire de l'argot moderne (GÉO SANDRY, MARCEL CARRÈRE)).
    • Jupe longue que portaient les femmes pour monter à cheval ·
      • Modèle de jupe destiné à l'équitation ; tenue pour l'équitation féminine composée d'une longue jupe ou d'une longue robe étroite, boutonnée par-devant

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour : le 15 Avril, 2013


  • Références :
    • Lexical Pro ; Synapse développement - Cordial 2007.
    • Félix Guirand, Joël Schidt : mythes, Mythologie, Histroire et dictionnaire. Editions Larousse 2006.
    • Robert Graves : Les mythes grecs - La pochthéque - Edition Fayard - 2005.
    • Timothy Gantz : Mythes de la Grèce archaïque ; Éditions Belin 2004.
    • Anthony Rich : Dictionnaire des antiquités romaines et grecques - traduit par De M. Chéruel - Editions Molière 2004.
    • Catherine Salles. La mythologie grecque et romaine - Hachettes littératures - Tallandier Editions, 2003.
    • Mythes et légendes du monde, encyclopédie illustrée - Editions Saint-André des arts - 2002.
    • Encyclopédie Larousse-Bordas 1998
    • Shahkrukh Husain : La grande déesse-mère - Albain Michel - 1998.
    • Edith Hamilton. La mythologie, ses dieux, ses héros, ses légendes. Marabout - 1997.
    • Commelin : Mythologie grecque et romaine - Pocket 1994.
    • Dictionnaire des symboles - Robert Lafont - 1982
    • Carlier Jeannie : Dictionnaire des mythologies - Flammarion 1981.
    • http://mythologica.fr/grec/index.htm
    • Les traductions des textes de Diodore de Sicile par Monsieur l'Abbé TERRASSON, Paris 1744 publiées sur : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/diodore/index.htm et sur
      http://www.musagora.education.fr/amazones/fichiers/presentation.htm

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